Ensemble pour préserver et gérer l'eau

Le monde de l'eau potable

A de rares exceptions près, la totalité de la population du département de la Dordogne est desservie en eau potable par un réseau d’adduction public.

1. Les collectivités :

  • Syndicats (regroupement de plusieurs communes)
  • Communes indépendantes

ont investi et investissent toujours pour construire, développer, renouveler et entretenir les équipements permettant d’alimenter chaque abonné.

2. Les équipements :

Ces équipements sont principalement les suivants :

OUVRAGES DE CAPTAGE

STATIONS DE POMPAGE ET OU DE TRAITEMENT

CANALISATIONS STRUCTURANTES ET DE DESSERTE

RÉSERVOIRS DE STOCKAGE

STATIONS DE REPRISE (ENTRE DEUX RÉSERVOIRS À DES ALTITUDES DIFFÉRENTES)

3. Le Fonctionnement

Le fonctionnement et la maintenance courante des installations sont assurés soit en régie directe par la collectivité soit confiés, par contrat régulièrement remis en concurrence, à un délégataire.
Globalement tous les réseaux d’eau potable fonctionnent sur le même principe. Le circuit de l’eau est généralement le suivant :

  • Elle est pompée dans une ressource (forage, puits, source, rivière….)
  • Elle est ensuite traitée (simple désinfection si l’eau captée est naturellement potable)
  • Puis elle est pompée vers des réservoirs situés sur des points hauts du territoire à desservir, elle peut être pompée à nouveau par une station de reprise pour alimenter un ou plusieurs autres réservoirs situés à des altitudes plus élevées.
  • Enfin elle est distribuée aux abonnés par écoulement gravitaire dans les conduites de distribution.
Plaquette le cycle de l’eau potable, source aquawal.be

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La qualité de l’eau potable

L’eau potable est l’aliment dont la qualité est la plus contrôlée par les services de l’Etat. En Dordogne c’est la Délégation Territoriale de Dordogne de l’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine qui dépend du Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droit des femmes qui est en charge du contrôle régulier de la qualité de l’eau depuis son captage jusqu’à sa distribution chez l’abonné. La collectivité ou l’exploitant assurent généralement un contrôle complémentaire au contrôle réglementaire.

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Vous souhaitez connaître la qualité de l’eau que vous consommez

Les périmètres de protection

Objectifs généraux

Les périmètres de protection sont destinés à protéger les points de captage et un secteur proche de ceux-ci et non l’ensemble de la ressource captée. D’autres outils réglementaires concernent la protection de celle-ci. Trois types de périmètres de protection peuvent être définis :

Bloc diagramme présentant les différents périmètres de protection applicables autour d’un captage – BRGM – M. Villey

Périmètre de protection immédiate – PPI

Le périmètre de protection immédiate protège le captage de la malveillance, des déversements directs sur l’ouvrage et des contaminants microbiologiques (parasites, bactéries, virus). La protection assurée par la clôture peut être utilement complétée par un dispositif anti -intrusion ou de détection avec alarme.

Périmètre de protection rapprochée – PPR

Le périmètre de protection rapprochée vise à conserver la qualité de l’environnement du captage par rapport à ses impacts sur la qualité de l’eau et à l’améliorer si nécessaire. Le périmètre de protection rapprochée vise les risques de pollutions accidentelles et ponctuelles. Le périmètre de protection rapprochée constitue une zone tampon entre les activités à risque pour la qualité de l’eau captée et le captage.

Périmètre de protection éloignée – PPE

Dans le cas le plus fréquent, ce périmètre permet de définir les actions prioritaires et d’attirer l’attention sur les aménagements à remettre aux normes préférentiellement. Il permet aussi d’informer les services de secours et de sécurité, ainsi que le public, qu’il s’agit d’une zone de vigilance

Les étapes de la procédure

La procédure implique de nombreux acteurs, notamment les maîtres d’ouvrage. Le schéma ci-dessous résume les principales étapes de la procédure et les facteurs qui, à chaque étape, influent sur la durée de la procédure. A noter que la nature de l’eau ne semble pas avoir d’influence.

Pour plus de précisions

Les plans d’actions

1. Présentation Générale

L’État travaille à la mise en place et à la poursuite de nombreuses politiques de gestion de la ressource qu’elles soient qualitatives ou quantitatives via :

  • La poursuite de la mise en place des périmètres de protection contre les pollutions accidentelles
  • La mise en place de zones de protection et de plans d’actions contre les pollutions diffuses sur les captages “grenelle”
  • L’incitation à l’entretien et au renouvellement des réseaux d’adduction vétustes (fuites, teneur en plomb importante…).

2. Les captages prioritaires “Grenelle”

Les ministères en charge du Développement durable, de la Santé et de l’Agriculture ont ainsi publié en 2009, sur leur site Internet respectif, une liste des « 500 captages Grenelle » parmi les plus menacés par les pollutions diffuses, notamment les nitrates et les produits phytosanitaires.
Le communiqué de presse du 30 juin 2009
Suite aux premières études hydrogéologiques qui ont parfois imposé la séparation ou le rassemblement de captages en un seul ouvrage de prélèvement et à la prise d’ampleur de la démarche induisant des démarches volontaires de ralliement à la démarche, cette liste initialement constituée de 507 entités s’est enrichie avec le temps. Elle contient aujourd’hui de l’ordre de 530 ouvrages constitués de plus de 890 points de prélèvement.

3. Les Plans d’Actions Territoriaux (PAT) en Dordogne

En Dordogne 5 ouvrages de prélèvement ont étés classés captages Grenelle. Ces ouvrages ont fait l’objet, par le SMDE24, d’une révision de leurs aires d’alimentation en 2013 et de diagnostics.
Fin 2013, deux Plans d’Actions Territoriaux (PAT) de 5 ans (2014-2018) ont été bâtis avec l’ensemble des partenaires, le PAT Dronne et le PAT Gardonne.
Ces programmes d’actions sont en cours avec une animation générale Chambre d’Agriculture.

EXEMPLES D’ACTIONS CONCRÈTES VISANT À LIMITER L’IMPACT DES HERBICIDES

4. Le SMDE24 apporte son expertise

  • Sur le fonctionnement des différents systèmes aquifères et les interactions entre eaux des ruissellements superficiels et circulations d’eaux souterraines
  • Pour la compréhension de l’origine des contaminations
  • Pour des propositions de modifications de pratiques ou d’aménagement visant à limiter l’impact des activités humaines
  • Sur le suivi de l’évolution de la qualité des eaux
  • Etc…

Simples citoyens, industriels (dont les agriculteurs) et collectivités sont concernés par des mesures visant à limiter la migration des nitrates et des produits phytosanitaires vers les eaux superficielles et souterraines.

En Dordogne la principale problématique impactant la qualité des eaux est liée à l’usage des herbicides aussi bien par les particuliers que les collectivités, les industriels ou l’agriculture.
Les usages ponctuels sont souvent plus impactant que les usages en plein champ du fait souvent d’un surdosage ou d’usage sur des surfaces qui vont permettre le lessivage du produit utilisé. Des désherbages localisés (clôtures, pourtour de maison, …) ont conduit à des dépassements, des teneurs en produits phytosanitaires, supérieurs à 100 fois la norme eau potable.

EXEMPLES DE SITUATION À RISQUE POUR LA QUALITÉ DES EAUX