Pour protéger les captages sensibles, comme ceux de la Glane, à Saint Jory Las Bloux, et de la Valouse, à La Coquille, des dispositifs d’accompagnement existent. Ils ont pour but de faire évoluer les pratiques vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. C’est le cas du Plan Végétal Environnement (PVE), porté par la Région Nouvelle-Aquitaine et l’Europe.
Le constat : des aides éloignées de la réalité locale
Lors d’une réunion d’information organisée par le SMDE 24 en 2024, un constat s’est imposé auprès des acteurs agricoles : les aides proposées dans le PVE ne sont pas adaptées aux besoins locaux.
En effet, un des agriculteurs présent nous a expliqué que pour gérer le désherbage mécanique sur de grandes surfaces, le matériel subventionné n’est pas adapté. Il aurait fallu subventionner des équipements plus conséquents, capables de faucher et broyer efficacement. Sans équipement adapté, l’utilisation de pesticide est aujourd’hui largement répandue dans le milieu agricole.
Transformer la contrainte en levier d’action
Interpelées par cette remarque, les équipes du SMDE 24 ont mené l’enquête. Le recensement a rapidement confirmé que cette contrainte était partagée par plusieurs exploitations du territoire.
L’enjeu dépasse la simple commodité : c’est aussi une question agronomique et écologique. En effet, les outils de désherbage mécanique tels que les broyeurs et gyrobroyeurs sont utiles pour :
- La gestion des refus en prairie pâturée
- Le broyage des résidus de culture
- La destruction mécanique des couverts végétaux
Une victoire collective
Le SMDE 24 s’est alors associé à la Chambre d’Agriculture de la Dordogne pour monter un argumentaire technique solide, démontrant l’intérêt agronomique de ces équipements pour la préservation des sols et la qualité de l’eau.
Cette collaboration a porté ses fruits car le nouvel appel à projets PVE 2025 – 2026, porté par la Région Nouvelle-Aquitaine, intègre désormais les broyeurs parmi les matériels éligibles aux subventions.
Cette évolution du dispositif est la preuve concrète que la concertation et la remontée d’informations du terrain peuvent concrètement faire évoluer les politiques publiques.