La Direction de la protection de la ressource a mené une étude sur le secteur de Saint-Léon-sur-Vézère, l’un des secteurs du SMAEP des Deux Rivières. Celui-ci dépend aujourd’hui, en quasi-totalité, d’une seule ressource : le forage de la Rochette, créé en 2010, qui capte des eaux dans la nappe captive du Jurassique.
Avant sa création, le secteur de Saint-Léon-sur-Vézère était alimenté par la source de Plazac. Ce captage a été déclassé en secours pour deux raisons : d’une part, des dégradations de qualité aux bactéries fécales (E.Coli, coliformes), et d’autre part, une turbidité minérale naturelle, apparaissant lors des épisodes pluvieux, et impossible à traiter à ce moment-là. À l’époque, les élus s’étaient interrogés : fallait-il chercher une nouvelle ressource, ou investir dans un traitement ? En 2010, c’est la première option qui a été retenue, avec la réalisation du forage de la Rochette.
Diversifier les approvisionnements
Depuis la création de cet ouvrage, le secteur de Saint-Léon-sur-Vézère ne dépend donc plus que de cet unique forage, ce qui ne garantit pas la sécurité de l’approvisionnement. Face aux enjeux de sécurisation d’alimentation en eau potable du secteur mais également de gestion de la ressource en eau captive, la question se pose alors de remettre en service la source de Plazac pour diversifier les approvisionnements.
Pour répondre à cette question, le SMDE 24 a mené l’étude en régie en la confiant à une stagiaire de Master 2, Claire Richier. Afin de déterminer le délai nécessaire avant de pouvoir exploiter à nouveau la source sans traitement. Les objectifs de ce travail ont donc été de : préciser les origines des eaux ; préciser le bassin d’alimentation de la source ; définir les périodes d’apparition du phénomène de turbidité à l’échelle annuelle et enfin, définir les volumes exloitables. Pour répondre à ces objectifs, Claire a mené un travail de terrain important, en réalisant des campagnes de prélèvements d’eau sur la source mais également sur les points d’eau environnants, en installations des sondes de mesure en continu sur l’ouvrage, en réalisant des mesures de débit chaque semaine sur la source et enfin en réalisant un traçage hydrogéologique. L’ensemble des données acquises ont été interprétées et intégrées dans le contexte local pour répondre aux objectifs. Les premiers résultats de l’étude sont encourageants puisqu’ils ont permis d’envisager un volume exploitation minimum supérieur à 150 m3/h mais aussi de démontrer que la problématique liée à la bactériologie n’existe plus. Les différentes mises aux normes de l’assainissement ont sans doute permis de résoudre cette question. Cependant, il reste encore la question de la turbidité. Pour atténuer cette difficulté, Claire a proposé de nettoyer entièrement la vasque en béton qui protège la source. En effet, de nombreuses particules ainsi qu’un dépôt important d’argile s’était formé depuis des années.
Trois scénarios envisagés
La vasque est désormais propre et prête à être exploitée de nouveau. Les capteurs vont tout de même rester en place pendant un an pour un bilan global prévu l’année prochaine.
A l’issue de cette période, trois scénarios peuvent être envisagés : abandonner définitivement la source et réaliser une interconnexion ailleurs, installer un traitement sommaire mais insuffisant en cas de turbidités trop fortes ou bien installer un traitement complet, plus coûteux, mais sécurisant en totalité l’alimentation en eau potable du secteur et augmentant de manière significative la capacité d’exploitation du SMAEP.




